N45 | 2018
 

Varia

La propriété intellectuelle : nouvelles formes et nouveaux enjeux

Michel Vivant

La propriété intellectuelle n’est pas intangible. Née dans un certain contexte culturel, le XVIIIe siècle occidental pour simplifi er, elle est trop souvent conçue de manière dogmatique. L’analyse économique dominante y voit un mécanisme d’incitation à la création. Mais elle se laisse mal enfermer dans des schémas simples. Etroitement liée au marché, elle permet de réserver au titulaire des droits une portion de celui-ci en l’assurant d’un monopole juridique que l’on peut ou non analyser comme une propriété. Mais, propriété ou non, l’instrument qu’elle est fait l’objet de nouveaux usages, spécialement à travers des fi gures comme les Creative Commons qui ne cherchent plus à écarter les tiers. Des objets inhabituels aussi différents que les savoirs traditionnels ou les produits de l’intelligence artifi cielle viennent encore bousculer les schémas reçus. La propriété intellectuelle doit faire l’objet d’une réfl exion politique au vrai sens du terme.

L’ordre de la transgression. Imaginaire du pouvoir, souveraineté postcoloniale et « démocratie » en Afrique centrale

Patrice Yengo

Il n’y a de souveraineté politique que là où le pouvoir se met en situation, non seulement de suspendre la loi (Carl Schmitt), mais aussi de la transgresser. L’ordre de la transgression est la puissance politique dans l’exercice de sa souveraineté : telle est la leçon que donne l’Afrique postcoloniale de la souveraineté politique, révélant par la même occasion que la démocratie n’est jamais acquise une fois pour toutes, mais qu’elle reste une quête permanente.

Charivaria

Réappropriation du récit de la révolte dans les documentaires syriens d’après 2011

Nicolas Appelt

Au milieu d’une déferlante d’images d’origine, de nature et de format différents se rapportant à la révolte
puis au confl it en Syrie, une création cinématographique documentaire a émergé hors du contrôle des
instances étatiques dès 2011. Ces fi lms présentent plusieurs spécifi cités communes qui les démarquent d’un
témoignage brut sur la situation de crise extrême que connaît le pays. Notamment un sens de l’éthique
vis-à-vis de leur sujet et des personnes fi lmées, ainsi que l’affi rmation d’un « je ». Ces deux caractéristiques
constituent des éléments centraux de la démarche comme des dispositifs mis en oeuvre dans certains de
ces documentaires. A partir d’un corpus de sept fi lms, on verra comment, dans une démarche réfl exive, les
réalisateurs tentent de se réapproprier le récit de la révolte et du confl it. Cette tentative se fonde sur une
double réappropriation, de la mémoire et des espaces. Cette réappropriation du récit se traduit en images
par l’apparition de « contre-espaces », ce que Michel Foucault a nommé des hétérotopies.

Rencontres européennes - Paris, 8-9 février 2018

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"Gouverner l’Afrique saharo-sahélienne"
Xe Rencontre européenne d’analyse des sociétés politiques
Paris, 8-9 février 2018 / CERI-SciencesPo
Télécharger le programme

 

Ouverture et Atelier I 
La territorialisation de l’Etat : des espaces et des nombres
Président : Nicolas Courtin (Paris) 

avec Julien Brachet (Oxford & Paris), Sten Hagberg (Uppsala), Boris Samuel (Paris) et Giovanni Zanoletti (Paris & Rabat)
Discutants : Zekeria Ould Ahmed Salem (Chicago) et Béatrice Hibou (Paris)

 

Ecouter l'ensemble de la rencontre

 

Jeunes Recherches

Form as History: Vers une généologie du "Muselmann"

Une conversation entre Narendra Pachkhédé et Amza Adam

In this brief conversation, Narendra Pachkhédé, a Canadian multidisciplinary intellectual, and Amza Adam, a student in anthropology and history at the Graduate Institute of International and Development Studies, explore the fundamental questions on the Muselmann's condition. This figure, ignored by the social sciences and philosophy, seems however to play a central role in the understanding of the human condition of the 21st century.

Date de soutenance : 05/02/2018

Entre promesses et dissidences, le café burundais au coeur des controverses

Flavien Renaud

Thèse présentée à l’Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement pour l’obtention du grade de Docteur en anthropologie et sociologie du développement. Sur le préavis de M. Jean-Pierre JACOB, professeur honoraire de l’Institut et directeur de thèse, de M. Jean-François BAYART, professeur à l’Institut et membre interne du jury, de M. Jean-Michel SERVET, professeur honoraire de l’Institut et membre interne du jury, et de Mr Dominik KOHLHAGEN, Consultant, former Academic Coordinator, Max Planck Institute for Social Anthropology, Germany et expert extérieur, le directeur de l'Institut de hautes études internationales et du développement autorise l'impression de la présente thèse sans exprimer par là d'opinion sur son contenu.

Date de soutenance : 21/12/2017

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